Charbonnages de Belgique

24 janvier 2014

Bienvenue

Bonjour et Bienvenue sur ce blog

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Passionné par le monde de la mine depuis de nombreuses années. Après m'être intéressé aux puits du Nord de la France, puis de la France, je m'intéresse désormais à l'ensemble des charbonnages de Belgique que je vous présenterai au fur et à mesure de mes visites.

 

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Ma vocation est de vous faire connaitre la mine. Je ne tire aucun profit de mes activités, seulement de vous apprendre des choses et vous transmettre ma passion.

Les Bassins concernés,

- Charleroi ou Pays Noir,

- Centre,

- Mons,

- Liége,

- Limbourg


 

Nouveautés,

-Sauvons les ruines du Charbonnage du Fief de Lambrechies!

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 la commission communale d’aménagement du territoire et de mobilité de la commune de Quaregnon, a émis un avis favorable pour la démolition des bâtiments restants du charbonnage du Fief de Lambrechies

-Mauvaise nouvelle pour le patrimoine des charbonnages dans le Bassin de Mons, la démolition en cours des bâtiments du Siège de Tertre. Ici la salle des machines, déjà amputée de son poste électrique

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Important,

Je suis l'auteur des articles que vous pourrez découvrir sur ce blog.

Suite à un litige, je n'autorise ni la copie, ni la diffusion de mes articles sur d'autres supports ou sites internet.

Si vous constatez une copie de mes articles, merci de me le signaler par mail, skgbeau@gmail.com

Cordialement.

Sébastien Glaubert.

 

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07 février 2014

Charbonnages d'Hensies-Pommeroeul

 

 

  Etude réalisée grace au site, http://www.postindustriel.be

 

et au Centre d'archives SAICOM, pour les photos anciennes du Charbonnage

 

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La société des charbonnages d'Hensies-Pommeroeul exploitait les concessions de "Hensies-Pommeroeul" et "Nord de Quiévrain" Réunies sur une superficie totale de 1895 hectares, juste à la limite de la frontière franco belge dans le nord du Borinage.

 

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Le premier sondage, en vue de déterminer la valeur des terrains houillers sera entrepris en 1838 sous l'égide du Duc d'Aremberg. D'autres travaux de reconnaissance seront menés par la suite par la société Don, mais c'est seulement au vingtième siècle, en 1908 et 1912, que deux sondages encore plus profonds sont réalisés suite à un accord entre les propriétaires des concessions de la "Société anonyme Belge d'entreprise de forage et de fonçage Foraky". Deux sièges seront exploités sur la concession, Sartis et Lambert.

 

Ces deux sièges, très modernes pour l'époque, vont contribuer nettement à la production totale du Borinage, en l'augmentant de 23 %. Le gisement produit essentiellement des charbons plus maigres à usage domestique. La modernité des installations, la régularité du gisement et l'épaisseur des couches exploitables permettent d'avoir recours assez rapidement à une mécanisation massive. La société charbonnière d'Hensies-Pommeroeul pourra ainsi survivre aux premières et seconde vagues de fermeture (1952-54 et 1959-61) des charbonnages du Borinage qui ne produisent essentiellement que du charbon gras industriel soumis à une rude concurrence. Néanmoins, le siège Louis Lambert est fermé en 1966.

 


 

Les puits de la Société
- Puits 1 & 1 bis, Sartis

 

Historique

 

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Vue d'ensemble des puits 1 et 1 bis. En avant, le puits n°1 bis et son élégant chevalement en béton.

 

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Le Siège vers 1965. A gauche, le n°1 bis, modernisé dans les années 1950, à droite, le n°1.

 

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A gauche, les installations du lavoir et de l'usine à boulets.

 

Les opérations de creusement des puits débutent en 1913. Interrompues par le premier conflit mondial, elles reprennent en 1915 pour se terminer dès la fin de guerre. 
L'exploitation normale du charbon commence donc à la fin de 1918.
Ce premier siège est implanté dans un lieu inhabité, à mi-chemin entre les villages d'Hensies et de Pommeroeul, le long du canal Mons-Condé. Aux installations traditionnelles d'extraction, se joignent un triage lavoir, une fabrique d'agglomérés, une centrale électrique et tous les services annexes du charbonnage. 
Afin d'attirer la main d'œuvre nombreuse nécessaire aux travaux souterrains, la société décide peu après de construire deux colonies de logements pour le personnel, à proximité immédiate du charbonnage. 
Elle construit également une ligne de chemin de fer électrifiée reliant les Sartis à la gare de Bernissart située sur la ligne Mons Tournai. 
Grâce à ce raccordement ferroviaire, elle organise, comme à Bois du Luc, en plus de l'écoulement de sa production, le transport pour son personnel venant de loin.

Le siège des Sartis fermera finalement ses portes le 31 mars 1976. Ce qui fera de lui, le dernier du Borinage.

 


 

Archéologie Industrielle

 

6 bâtiments sont encore visibles, les bureaux, bains douches, poste de garde, ateliers, et 2 petits bâtiments servants probablement de conciergerie et de bureaux d'expédition.

 

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En bleu, à gauche, puits n°1 bis, à droite, puits n°1. En rouge, les bâtiments encore visibles.

 

Le bâtiment le plus impressionnant est émouvant est le bâtiment des bains douches. Son allure et ses dimensions en font un témoin essentiel de ce charbonnage et qui mériterait une opération de sauvegarde, mais il est regrettable qu'il n'y ai rien eut en faveur de la sauvegarde du bâtiment jusqu'à ce jour, ce qui a provoqué des dégradations importantes à l'intérieur du bâtiment, notamment dans les douches ouvriers et ingénieurs, ou de grandes parties se sont effondrées.

 

Néanmoins, ce bâtiment est encore dans son contexte "minier", on retrouve encore la disposition des équipements, certaines douches encore en place, présence d'armoires, de bottes, de tenues de travail...

 

Le bâtiments des bureaux conserve de très belles boiseries sur les portes et fenêtres. Malheureusement, son état est très délabré, il manque une partie de la toiture.

 

Le bâtiment Atelier a subi des modifications à l'intérieur de sa structure, ce qui laisse penser qu'il a été reconverti après la fermeture de la mine.

 

Le reste des bâtiments et du site minier est totalement abandonné depuis la fin de la mine. On retrouve certains éléments témoins sur le carreau comme des emplacements de voies ferrées, des bases de pylônes d'éclairage, du charbon, des boulets...

 

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Vue générale sur les bâtiments visibles, à gauche, les bureaux, au centre, les Bains douches, à droite, l'atelier.

 

Photos des Bureaux

 

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Façade principale des Bureaux. Sur cette face se trouvait le bureau du directeur.

 

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Vue sur la face arrière, côté puits.

 

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Sous sol des Bureaux. Sur l'ensemble des murs figure un élégant carrelage.

 

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Les informations sur cette salle sont vagues, infirmerie ou douches ingénieurs?

 

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Cabines WC ou douches.

 

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Coursive au rez-de-chaussée.

 

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Un bureau

 

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La Chambre forte et le coffre. Y a t'il encore quelques chose dans le coffre?

 

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Une fenêtre

 

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Ce qui fut probablement le bureau du directeur.

 

Photos des Bains Douches

 

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La célèbre façade du bâtiment des Bains Douches.

 

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En 1919, on ne voulait qu'une chose, la paix. Hélas...

 

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Tout de suite après la porte principale se trouve se grand escalier qui mène à la salle des vestiaires.

 

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L'escalier vu du niveau supérieur

 

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Guichets faisant face à l'escalier, dans une demi-lune.

 

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Détails d'un guichet.

 

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Vue sur le Hall. J'ignore si la lampisterie se trouvait dans ce local au fond où s'il s'agissait d'un bureau pour délégué.

 

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La salle principale, dite "Salle des Pendus" où les mineurs se changeait et suspendaient leurs effets en hauteur de la salle. Sur les extrémités de la salle se trouvaient les douches.

 

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Le long d'un mur se trouvent encore des chaines pour les montes-habits.

 

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Une salle des douches. Malheureusement, les cloisons sont ravagées.

 

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Cette salle s'est en grande partie effondrée.

 

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Effets de mineurs retrouvé dans les douches, une chaussure de sécurité.

 

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Ce qui fut probablement les douches pour Agents de Maitrise. A l'étage, Lampisterie? Une partie de la salle s'est effondrée sur les douches.

 

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Restes d'un appareil respiratoire.

 

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Gant

 

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Partie Arrière du bâtiment. On remarque l'emplacement de la passerelle au second niveau, qui reliait au puits n°1.

 

Photos des Puits

 

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Puits n°1, 720m, fermé en 1976.

 

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Dalle du puits n°1.

 

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Puits n°1 bis, 720m, fermé en 1976.

 

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Dalle du puits n°1bis.

 

Bâtiment divers

 

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Conciergerie

 

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Bureau des expéditions.

 

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Poste de garde, grille et ateliers.

 


 

Projet de réhabilitation du site du Sartis par la Spaque

 

Un danger plane actuellement sur les derniers bâtiments du Charbonnage d'Hensies.

 

Intitulé du marché

 

Réhabilitation du site Les Sartis à Hensies - Déconstruction sélective des anciennes infrastructures industrielles (première étape)

 

Description / objet du marché

 

Le présent marché a pour objet la première étape de la réhabilitation du site dit "Les Sartis" situé à Hensies. 
Les travaux prévus consistent principalement en : 
- un déboisement des abords des infrastructures à déconstruire 
- une déconstruction sélective des anciennes infrastructures industrielles encore présentes sur le site 
- une évacuation de tous les déchets issus des déconstructions sélectives (amiante, déchets dangereux, ...) vers des centres de traitement agréés 
- une évacuation des déchets épars sur tout le site vers des centres de traitement agréés 
- un concassage de tous les matériaux de type inerte issus des déconstructions sélectives

 


 

- Puits 2, Louis Lambert

 

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Siège Lambert vers 1945. Source SAICOM

 

Historique

 

Ce puits porte le nom du Premier Directeur de la Compagnie, Louis Lambert. Le siège a été exploitée de 1926 à 1966. Il est équipé de 2 puits, le puits n°2 et le puits n°2 bis. Il sera implanté au coeur même du village d'Hensies à un peu plus d'un kilomètre des Sartis.

 


 

Archéologie Industrielle

 

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Le Carreau en 2007. En rouge, bâtiments et équipements visibles, en bleu, emplacement des dalles des 2 puits.

 

Le site est en friche en 2011. Seuls subsistent l'élégant portail de l'entrée principale, les 2 portails pour voies ferrées vers la Fosse Sartys, le poste de concierge, le bâtiment composant les Bureaux, Bains Douches et Lampisterie et un massif en béton entre les 2 puits servant autrefois au roulage. Contre le mur de la lampisterie, on trouve encore des éléments du poste de transformation électrique,  détruit avec les chevalements. Le terril plat est également visible à proximité des puits.

 

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Portail de l'entrée principale.

 

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Portail pour Voie Ferrée.

 

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La cité minière du Siège Lambert.

 

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Au sommet du terril, vue sur la frontière française toute proche.

 

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Câbles d'extraction abandonné sur le terril.

 

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Bâtiment des Bains Douches-Lampisterie.

 

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Vestige des soubassements des machines.

 

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Façade des Douches.

 

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Dalle du puits n°2

 

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Dalle du puits n°2 bis. En arrière, le bâtiment des Bains Douches.

 

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Charbonnages du Couchant de Mons

 

LES PHOTOS PROVIENNENT DU SAICOM ET DE CARTES POSTALES ANCIENNES

 

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CHARBONNAGES DU COUCHANT DE MONS

 

Boussu-Bois ( S.A. des Charbonnages de Unis de l'Ouest de Mons ).

 

C'est au milieu du 18ème siècle que commença l'exploitation de certaines veines dans la région de Boussu : l'Abbaye, Buisson, Maton, etc. En 1768, le seigneur d'Ophain donna son aval à l'extension de ces veines sous Elouges. Les fusions se succèdèrent et la société devint, en 1868 : la S.A. des Charbonnages de l'Ouest de Mons. Cette société était composée de fosses telles que Longterne-Trichières, Belle-Vue, Tapatout, ... En 1882, la société absorba la S.A. des Houilles Grasses du Levant d'Elouges et ensuite la société Longterne-Ferrand. Vers 1900, la S.A. des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons, employait environ 3.900 personnes dont 70% travaillaient au fond. La production journalière était d'environ 2.000 T. de charbon, dont 25% étaient extrait du siège n° 9, "St-Antoine", à lui seul. En 1920, le nombre d'ouvriers était de 4.760. La société fut l'une des plus importantes du Borinage avec une superficie de 5.335 hectares. En 1961, avec la fermeture des puits n° 9 "St-Antoine", n° 4 "Alliance" et finalement le n°5 "Sentinelle", la société cessa toutes activités.

 


 

Charbonnage de Saint Antoine à Boussu

 

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Historique

 

Le charbonnage est exploité depuis le 18 Avril 1832. Il se situe sur la Concession de Bois-de-Boussu, Sainte-Croix et Sainte-Claire.

 

Une maquette des installations sera présenté à l'exposition Universelle d'Anvers en 1894.

 

Il comprend 2 puits, le puits "A", profond de 1183m et le puits "B", profond de 1250m.

 

En 1895, ce siège est le plus important de la société avec une production journalière variant de 450 à 500 tonnes.

 

Il sera Fermé le 25 Fevrier 1961.

 


 

Archéologie Industrielle

 

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Vue Satellite du site. Au centre se trouve le Charbonnage.

 

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Vue lors de l'activité, à droite, les bureaux.

 

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Vue de la même rue sur les bureaux en 2011.

 

Grilles d'entrée, Bureaux, WC, Vestiaires, Ateliers, Magasin, et ruines des salles de Machines d'extraction sont encore visibles en 2011. L4ensemble est abandonné et dans un délabrement très avancé. L'architecture des bâtiments est très soignée.

 

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Panneau à l'entrée

 

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Bureaux

 

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Les vestiaires, depuis le puits A

 

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Salle des Pendus, vestiaires, détruite par un incendie

 

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Ateliers

 

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Ruines du bâtiment d'extraction

 

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Bâtiment des machines encore partiellement debout.

 

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Le flanc de l'étage de la Salle de la Machine s'est effondré sur ce côté.

 

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"Ouest-Mons, Saint Antoine, puits A"

 

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"Ouest-Mons, Saint Antoine, puits B"

 

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Ruines du bâtiment d'extraction

 

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Dalle du puits B.

 

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Vue depuis le terril sur le site envahi par la végétation

 


 

Charbonnage Vedette à Boussu

 

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Le Charbonnage vue de la rue de Dour vers 1925.

 

Historique

 

Appelé également puits n°10 des Charbonnages Unis de l'Ouest de Mons, l'exploitation commence le 4 Février 1832.

 

Sur le site se trouve également le Triage-Lavoir et le Parc à Bois.

 

Le siège fermera le 22 décembre 1931.

 

Après la Seconde Guerre Mondiale, le Charbonnage sera modernisé et de nombreux investissements y seront réalisés. En vain. Les installations de Vedette ne seront jamais remises en services.

 

Les installations seront démantelées dans les années 1970 à l'exception de la Cheminée de la Chaufferie datant du milieu du XIXème siècle. Cette dernière, malgré son classement, sera dynamitée en 2006.

 

 

 


 

 

 

La Cheminée

 

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L'OBELISQUE DE BOUSSU-BOIS (Article provenant du site internet Lesoir.be)

 

GHESQUIERE,DENIS. Lundi 1er août 1994

L'obélisque de Boussu-Bois

Privé de son utilité, un site industriel devient un lieu étrange, baigné d'un silence d'une qualité rare: mieux qu'ailleurs, on y entend le murmure du passé. C'est avec cette sorte d'oreille intérieure bien tendue qu'il faut venir saluer un curieux édifice tout en hauteur, dressé aux abords de la route reliant Dour à Boussu.

Une cheminée, quand elle ne fume plus, n'est plus vraiment une cheminée. Celle-ci, plus qu'une autre, est devenue un monument, bizarre et fascinant.

Avec sa section carrée, son assise de pierre, un parallélépipède massif faisant socle à une silhouette s'effilant doucement dans le ciel borain, il fait songer à un obélisque, décapité et meurtri. Il y a une beauté triste dans cette colonne de solitude, cette sentinelle muette, gardienne de la mémoire. Une verdure touffue et sauvage fait douter qu'il eût jadis, à ses pieds, le carreau d'un des charbonnages les plus industrieux de la région.

MÉDIÉVISTE MAIS...

Il lui faut un interprête pour raconter ce passé. Nous l'avons trouvé en la personne de Christiane Piérard, docteur en histoire, licenciée en histoire de l'art, qui fut pendant plus de trente ans professeur à l'Institut supérieur d'architecture et conservatrice de la bibliothèque principale de Mons. Bien que spécialiste du Moyen Age - sa thèse de doctorat traitait de l'austère question des finances communales montoises aux XIIIe et XIVe siècles - elle oeuvre beaucoup pour l'archéologie industrielle et, amoureuse de sa région, ne jure que par la «Machine à eau», le Grand Hornu et les corons avoisinants.

Une même tendresse éclairée l'a amenée à se pencher sur cette bonne vieille cheminée, dernier vestige du charbonnage dit «Vedette», à Boussu-Bois.

Elle signera à son sujet une notice dans l'ouvrage de prestige consacré au patrimoine industriel wallon, que présentera en décembre le ministère régional des monuments, fouilles et sites (titulaire actuel: André Baudson).

COUCHANT DE MONS

Christiane Piérard nous apprend donc que cette cheminée est le seul témoin de l'importante exploitation d'extraction de houille qui était en activité sur ce site, jusqu'à sa fermeture, en décembre 1931. Ce puits appelé Vedette avait été ouvert en 1831, et exploité par la société anonyme «Charbonnage du Nord du Bois de Boussu». En 1868, il devenait le puits no 10 de la SA «Charbonnages unis du Couchant de Mons».

Il semble que sa production avait été d'emblée d'une abondance remarquable; il devint le plus rentable et le centre nerveux du charbonnage de Boussu-Bois, lequel exploitait un domaine de plus de 5.300 hectares. Même après la mise à l'arrêt de ses activités extractives, le siège Vedette abrita encore, une trentaine d'années durant, les services administratifs de la société, qui sortit le charbon du sous-sol borain jusqu'en 1961, date de la fermeture du puits «Sentinelle»...

En 1950, on envisageait l'exploitation d'une veine de six millions de mètres-cubes, et le site fut modernisé. Ce projet de remise en activité ne fut jamais concrétisé, et les batiments furent démolis dans le courant des années 70.

Seule, donc, la cheminée fut épargnée. Sa fonction était d'évacuer les fumées de la machine à vapeur qui actionnait les cages, mais servait aussi à l'aération des galeries et des bouveaux. Haute de cinquante mètres, elle est bâtie en pierre et en brique; sa solidité est renforcée par des cerclages métalliques qui lui donnent son apparence rayée, comme un costume de bagnard. Sa section carrée, assez rare - sa soeur boraine se trouve sur le site du Grand Hornu - atteste de son ancienneté: vers le milieu du siècle dernier, on commença à faire des cheminées de forme ronde, offrant une moindre prise au vent.

Un engin était déjà signalé en 1574, à cette «fosse du Bois de Boussu», qui a aussi vu une des premières «machines à feu» du pays ou pompes d'exhaure (la vrai pionnière aurait été construite à Pâturages en 1732, précise Christiane Piérard), qui, en permettant d'exploiter des gisements en dessous du niveau des cours d'eau, sont considérées à ce titre comme le progrès qui a déclenché la «révolution industrielle».

DENIS GHESQUIÈRE


 

Vedette au ras des pâquerettes (Article provenant du site internet Lesoir.be)

 

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Vendredi 14 avril 2006

 

Boussu La cheminée de l'ancien charbonnage a été dynamitée, hier après-midi

 

La cheminée carrée du charbonnage de « Vedette », à Boussu, n'est plus. Ce jeudi à 16 h 30 précises, devant un parterre de citoyens de la localité, elle a été dynamitée au plastic M 112 par les officiers de l'École du Génie de Jambes. Travail réussi ! La tâche était pourtant inhabituelle : il s'agissait de la seule cheminée wallonne à base carrée, de 51 mètres de hauteur et de 5,5 mètres de côté, pour des murs épais de 1,50 mètre ! Et surtout, la base de briques avait subi l'assaut de vandales. Bref, l'édifice devenait branlant.

 

Dante (5 ans et demi) et son cousin Marco (6 ans) ont appuyé ensemble sur le bouton du dispositif électromagnétique de mise à feu. « On a appuyé... Et voilà », s'exclament les bambins tout heureux, sous l'oeil bienveillant de leur grand-père, Angelo D'Agostino (74 ans). « Je suis originaire d'Italie (Pescara). C'est au pied de cette défunte cheminée, que les mineurs acheminaient le charbon en provenance de l'Alliance, de la Sentinelle, du Saint-Antoine et de Sainte-Catherine, à Dour. Le charbon était lavé puis trié ici et acheminé en wagons à la gare toute proche. »

 

Dans l'assistance, le bourgmestre Robert Urbain observe la manoeuvre. Et il se souvient. « La cheminée fut construite en 1832. Ce charbonnage occupa 800 à 1.000 mineurs jusqu'en 1952. Nous avons tenté de sauvegarder l'édifice. Hélas, une fois classé, nous n'avons pas pu obtenir de crédits pour le restaurer. Sans châssis à molette, l'attrait de la seule cheminée était seulement sentimental et local. » Jacques Rétif (Écolo), lui, regrette qu'on n'ait pu sauver la cheminée de Vedette, quand son état le permettait encore.

 

Cardella, ancien ouvrier mineur, est l'un des trois handicapés qui a pu assister de sa maison à la chute de l'édifice. Le reste du quartier a été évacué (sans incident) pour l'occasion.

 


 

Le site en 2011

 

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Vue satellite du site en 2007. En bleu, emplacement des 2 puits.

 

Le site du Charbonnage a été toitalement rasé, à l'exception des murs d'enceinte, de la grille d'entrée et d'une barre de Coron à proximité. Sur l'emplacement du Triage-Lavoir, des terrains de football ont étés construits.

 

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Ancienne Grille d'entrée, 22 mars 2011.

 

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Vue sur le site, 22 mars 2011.

 

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Dalle du puits

 

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Dalle du second puits.

 

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Charbonnage Sentinelle ou n°5 à Boussu

 

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Historique

 

Le charbonnage commence son exploitation le 4 Août 1827.

 

Le 25 Mai 1946, un éboulement provoque la mort de trois mineurs dont un prisonnier de guerre allemand.

 

 

 

Le 4 Novembre 1955, un coup d'eau inonde la plus grande partie du puits et provoque l'arrêt momentané de l'extraction.

 

Le Charbonnage ferme le 30 Septembre 1961.

 


 

Le site en 2011

 

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Quelques bâtiments subsistent sur le site dont les bureaux.

 

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Bureaux

 

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Piliers de l'entrée.

 

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Charbonnages du Hainaut

 

Siège de Tertre n°3

SOURCE PHOTOGRAPHIQUE ANCIENNE PROVENANT DU SAICOM

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Historique

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Le Charbonnage n°3 fut creusé en 1938 par la Société Anonyme des Charbonnages du Hainaut. 

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Le Charbonnage n°3 en construction. Au centre, les 2 puits est la salle des machines, à droite, les installations du lavoir. Source SAICOM.

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Installations du lavoir et les deux puits vers 1960. Photo SAICOM.

Les deux châsssis à molettes sont construits par la "Société Métallurgique d'Enghien Saint Eloi", qui fournira également celui du 19 "Crachet-Picquery" en 1947, encore visible.

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Publicité du constructeur représentant le puits n°3-B, Archives SAICOM.

Ce charbonnage est très bien équipé, il dispose de vastes bâtiments de douches pour le personnel, d'ateliers, de remise pour locomotives et surtout d'un Triage/Lavoir Moderne ou sont envoyés les produits remontés directement par convoyeurs.

Ce Charbonnage a fermé le 30 avril 1971.

Les châssis seront détruit entre 1970 & 1980, celui du 3-B, par la Société qui occupe les bâtiments, la S.A Zircor jusqu'en 2013. Les bâtiments sont restés abandonnés 3 ans, puis seront totalement détruit lors du premier semestre 2016.


 Archéologie Industrielle

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 14 bâtiments sont restés visibles entre 1980 & 2016:

-Conciergerie et refectoire,

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-Bureaux,

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Les Bains Douches, lampisterie,

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-Ateliers Locos,

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-Bascule,

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-Poste de Garde,

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-Salle des machines des 2 puits,

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-Partie du bâtiment d'extraction puits 3 A,

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-Ateliers divers,

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-Poste de transformation,

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-Vestiges du lavoir, bureaux, silos.

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Château d'eau et réfrigérant,

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Dalles des puits:

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Dalle du puits 3

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"Puits n°3, 650m, fermé en 1971"

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"Société Houillères du Hainaut, Siège de Tertre"

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Dalle du puits 3 bis

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"Puits n°3 bis, profondeur 750m, fermé en 1971"

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"Société Houillères du Hainaut, Siège de Tertre"


La démolition

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Cokerie de Tertre

 

INFORMATIONS PROVENANTS DU SITE DE LA SPAQUE

 

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Historique

 

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Vue de l'usine en 2002. Source Spaque.

 

La Cokerie est construite en 1928, dans une région boisée, mais a réellement débuté ses activités en 1931.

 

L'usine a été créée par 9 exploitants des bassins houillers du Borinage et du centre.

 

En 1970, l'usine est rachetée par Hainaut-Sambre qui l'exploite par le biais de sa filiale, CARCOKE.

 

La Cokerie ferme le 30 juin 1997.

 

Les installations sont totalement détruites entre 2003 & 2004.

 

En 2008, Mittal Stell a placé la société carolorégienne de cokéfaction en liquidation.

 


 

Archéologie Industrielle

 

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La Cokerie a été entièrement rasée. Seuls subsistent les murs d'enceinte, la grille de l'entrée, un petit bâtiment du chemin de fer et quelques voies ferrées utilisées par l'usine chimique Kemira. Le site est en cours de dépollution depuis 2008.

 

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Entrée principale

 

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Route principale d'accès à l'usine

 

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Escalier en béton le long de la voie principale

 

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Vue générale sur le site, en cours de dépollution

 

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Unique bâtiment de la Cokerie encore visible

 

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"Carbo Tertre" sur le dernier bâtiment de la Cokerie visible.

 

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Inscriptions survivantes

 

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"La sécurité, j'y pense"...

 


 

Presse

 

Des immeubles à Carcoke-Tertre

 

Mis en ligne le 30/06/2008

 

Le site pourrait accueillir des immeubles industriels, des éoliennes ou une centrale photovoltaïque. La fin de la réhabilitation est prévue pour 2011-2012.

 

La Société publique d'aide à la qualité de l'Environnement (Spaque) envisage à terme de construire des immeubles industriels voire un parc éolien ou une centrale photovoltaïque sur la friche industrielle des anciennes cokeries Carcoke de Tertre (Saint-Ghislain), dont elle vient d'entamer la 2e phase de dépollution, a annoncé vendredi soir son administrateur directeur, Philippe Adam.

 

Aménager toute la surface

 

La commission de Ruling (accord fiscal préalable) du ministre des Finances a autorisé fin janvier la Spaque à déduire la TVA sur tout ou partie des opérations de dépollution qu'elle réalise. Cette déduction est possible à condition que la société soit propriétaire du site et qu'elle y effectue des aménagements immobiliers proportionnels à la surface du terrain, a précisé Philippe Adam.

 

"Dans le cas de l'ancienne usine Carcoke de Tertre (33 ha), située dans un zoning Seveso, cette déduction fiscale pourrait permettre, au choix, la création d'immeubles industriels, d'un parc éolien, d'une centrale photovoltaïque, d'une dalle d'entreposage. Cela dépendra des négociations, notre but étant d'aménager toute la surface disponible", a ajouté l'administrateur. La concrétisation du projet devra attendre la fin de la réhabilitation du site, soit fin 2011 voire début 2012.

 

Après avoir démantelé les installations en 2003-2004, la Spaque a entamé il y a une quinzaine de jours la deuxième des quatre phases de travaux. Prévue pour 80 jours ouvrables, celle-ci consistera évacuer 16 000 tonnes de terres cyanures, qui seront traitées dans un centre agréé d'Anvers.

 

La troisième phase devrait démarrer en décembre, soit l'élimination de 272 500 tonnes de terres (160 000 mètres cubes) gorgées de composés organiques volatils. La réhabilitation du reste du site (4e phase) pourrait commencer en 2010 et s'achever fin 2011-début 2012, indique le directeur adjoint Philippe Thiry.

 

L'usine Carcoke-Tertre, fermée en 1997, était la plus grande cokerie de Belgique. Le site figure à la 9e place parmi les 36 friches à réhabiliter en priorité dans le cadre du plan Marshall.

 

Les études de faisabilité de la Spaque ont confirmé la pollution des sols et des eaux souterraines en métaux lourds, cyanures, BTEX, HAP, huiles minérales

 

Outre les 10233000 euros déjà consacrés à la première phase de dépollution, le plan Marshall a réservé 19543000 euros pour la réhabilitation complète du site. (Belga)

 

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Charbonnage de Sauwartan

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Historique

 

 

Dour : Société Anonyme du Bois de Saint-Ghislain, puits n°1 dit "Sauwartan". En 1880, un coup de mine entraîna 9 morts. Ce puits était très peu automatisé et il ferma le 6 octobre 1938.

 

Le châssis à molettes du charbonnage de Sauwartan a été construit en béton en 1928, sur les plans de l'architecte Crombez

 

 

En mai 1944, les alliés bombardèrent le bois de Saint Ghislain croyant y voir la ville du même nom. Des trous de bombes se voient encore, aux pieds du terril.

 

Les installations ont étés classées en 1991.

 


 

Archéologie Industrielle

 

Attention:

 

Le Site de Sauwartan est une propriété privée, l'accès y est interdit.

 

La faune et la flore sont à respecter particulièrement

 

Le site est ouvert aux journées du patrimoine

 

Photos diffusées avec l'autorisation du propriétaire

 

Projet de rénovation du site en cours.

 

Sauwartan

 

Présentation actuelle du site

 

Sauwartan

 

Le charbonnage est en ruine. on remarque l'absence quasi-totale des structures métalliques (molettes, machines, rails...). Seules les parties en béton sont conservées mais en mauvais état.

 

Les installations visibles ne présentent que les structures d'extraction et de traitement proprement dites. Il ne subsiste aucunes traces d'installations annexe comme, loge de garde, bureaux, vestiaires, ateliers ou murs d'enceinte.

 

Attention, certaines installations présentent un risque de chute, je déconseille l'accès des installations aux novices.

 

Visite du 27 août 2010

 

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Un terril, sur la route du Charbonnage.

 

Les installations sont perdues au fond de la rue du Sauwartan, à Dour.

 

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L'entrée du Charbonnage, au fond de la rue du Sauwartan.

 

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Vue sur la rue à l'entrée du Charbonnage.

 

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Elles sont désormais envahies par la végétation

 

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Ce chaos présente les ruines de l'ancienne machine d'extraction

 

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Le Châssis à Molettes, amputé de ses molettes

 

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Second puits de mine

 

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Dalle du puits et détails sur son exploitation

 

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Détails sur le clichage (rez-de-chaussée). Cette partie été ouverte, seul le moulinage et les culbuteurs étaient à ossature de béton et remplissage de briques. Une architecture caractéristique des années 1920-1925.

 

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Point de passage entre la passerelle et la station de culbutage. A gauche, une trémie.

 

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Vue de dessous sur la passerelle de roulage

 

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Vue du dessus sur la trémie avec les ouvertures latérales pour chargement.

 

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Niveau inférieur des trémies

 

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Détails du trappe de regard "Mise à l'air"

 

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Massif d'une installation de chargement

 

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Partie extérieure de l'installation de chargement

 

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Vue sur la station de culbutage, depuis la passerelle de roulage.

 

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Moulinage, au centre, le puits.

 

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Vue plongeante vers le puits

 

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Vue du dessus du châssis à molettes. Certaines moises sont encore présentes.

 

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Station de culbutage et de chargement

 

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Partie de l'installation de chargement

 

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Le châssis et son bâtiment d'extraction

 

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Vue au niveau des eaux sur le faux carré.

 

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Jambes du châssis

 

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Ce bloc de béton marque la présence de la Machine d'Extraction, un bobine. Les entrées permettent la visite et le graissage de la machine.

 

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Écrous de fixation encore en place

 

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Axe du puits

 

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Ruines de l'escalier

 

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Étage de la salle avec au fond, l'emplacement de la machine.

 

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Le terril est un conique en grande partie boisé. Un flanc présente encore peu de végétation, qu'attirent quelques biches, au fond à droite.

 

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Grande Veine du Bois d’Epinois, puits n° 6 du Tapatout

 

 

 

 

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Historique

 

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La Tour Malakoff est un Chevalement à part entière. A l'intérieur se trouve les molettes, ainsi qu'un niveau pour le service du personnel et l'extraction. Sur cette vue du début du XXème siècle, la tour est encore à l'abandon.

 

Situé entre la Route de France et le Chemin des Croix, le site dit du « Belvédère » s’étend sur une superficie d’environ 2 ha 52 a.

 

Dès 1830, Monsieur Wauquiez  et madame Julia Thon, propriétaires, exploitent déjà  l’endroit sous la forme d’une mine à ciel ouvert. En 1865, le terrain est vendu à la « Société des Charbonnages Sainte Croix et Sainte Claire de Boussu » qui l’exploitera sous la forme d'un charbonnage normal. Le puits creusé  portera le N° 6 : le Tapatout. En 1868, le charbonnage est revendu à la « Société des Charbonnages de l’Ouest de Mons » qui le modernise en construisant un châssis à molettes ou machine d’extraction et une salle des machines. On extrait alors le charbon à une profondeur d’environ 460 mètres. Le 24 octobre 1880, le charbonnage que l’on appelle alors « Grande Veine du Bois d’Epinois puits n° 6 du Tapatout » ferme ses portes. Le charbonnage « Belle Vue » tout proche reprend l’entièreté du personnel et continue à exploiter les veines au départ de Belle Vue. La tour d’extraction servira quelques temps pour l'aérage. Elle était déjà en voie de démolition en 1884.

 

En 1901, après l’arrêt total de l’exploitation des veines du Tapatout, la famille Cavenaile rachète le site ainsi que les ruines de l’ancienne salle de machines pour y installer une petite brasserie qui s’agrandit et prospère.

 

 

En 1910 les Cavenaile font restaurer les ruines par l’architecte Pary pour y établir un hôtel. L’architecte y place des créneaux : ce type de maçonnerie était très courant dans la Ruhr entre les années 1850 et 1880 ce qui explique le nom de « Tour Malakoff » en souvenir de la longue résistance du Fort Malakoff lors du siège de Sébastopol pendant la guerre de Crimée.

 

En 1927, cette petite entreprise devient «  Société Anonyme Brasseries Cavenaile- Frères ». Elle emploie 80 personnes. Les affaires fonctionnant très bien les propriétaires décident  de s’agrandir et de se diversifier en créant une hostellerie dans le corps de l’ancienne tour des machines, ils aménagent un parc, un théâtre de verdure, des terrains de tennis, une piscine et un ballodrome. Le Belvédère devient un site de détente dans les années 50-60, on y organise des fêtes de la bière avec orchestres, vedettes et tournois de tennis et de jeux de balle. Pour accueillir les visiteurs, on crée un parking de plus de 700 places. Mais la concurrence est rude et les brasseries Cavenaile ont de plus en plus de mal à tenir la route.

 

 

En 1967, les brasseries Cavenaile vendent l’entièreté du complexe à l’Etat qui y installe un internat pour l’Athénée Royal de Dour.

 

En 1982, le complexe est fermé, seule la piscine continuera à fonctionner encore quelques années puis le Belvédère sera laissé à l’abandon.

 

Dour

 

Il y a aujourd’hui un projet de rénovation du site mené par l’administration communale douroise. Il vise à transformer l’ensemble en milieu récréatif pour le grand public.

 

Visite du 19 Février 2011

 

Le site est en cours de réhabilitation. L'ancien Chassis à Molette est en rénovation complète, l'architecture d'origine devrait être conservée. 

 

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La tour vue du terril en 2008.

 

Ce Chassis à Molettes est incontestablement un patrimoine est unMonument Historique essentiel. C'est le plus ancien encore visible en Belgique est l'unique Tour du Type "Malakoff". Il mérite d'être sauvegardé dans le respect de son architecture et de son histoire.

 

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La Tour en cours de rénovation

 

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Panneau à l'entrée du site.

 

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A l'intérieur de la Tour, vestige du support des molettes contre le mur.

 

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Le Terril, depuis la Tour.

 

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Vue depuis la rue de France.

 

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Vue depuis le Chemin de Croix avec le Terril et le nouveau mur d'enceinte.

 

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La Tour se trouve en hauteur par rapport au reste du carreau, sur un talus, dont les terres sont issues du fonçage du puits.

 

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Projet final de réhabilitation de la tour.

 

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Vue de le chemin de Croix, le 20 août 2011.

 

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Charbonnage de Ferrand N°1

 

 

 

 

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Historique

 

Le charbonnage se trouve sur la concession de Belle-Vue, Baisieux.

 

Catastrophes, 06/03/1852, à 9h, Coup de grisou. 79 ouvriers travaillent au fond. Un palefrenier commet la fatale imprudence d'ouvrir sa lampe afin d'y voir plus clairement pour puiser de l'eau. Une explosion violente s'en suit qui provoque la mort de 63 mineurs, deux autres sont noyé et 14 sont blessés. 59 corps gisent encore dans la mine et n'ont jamais pus être récupérés.

 

4/10/1856, 16 morts et blessés.

 

30/08/1862, 19 morts et blessés.

 

3/04/1930, à 19H ( 560 mètres de profondeur ).20 tués.

 

Le Charbonnage sera fermé le 19 Décembre 1959.

 


 

Archéologie Industrielle

 

Ferrand

 

En 2011, il ne subsiste que la salle des machines, le silo de chargement et le terril, en partie exploité.

 

Le site en 2007. Entouré en rouge, les bâtiments encore visibles, en bleu, emplacements des puits. Barré, bâtiments et équipements détruits.

 

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Ancienne Salle des Machines

 

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Ancien Silo de chargement du Charbon.

 


 

PRESSE

 

Démolition de la Cheminée

 

(06/10/2010)

 

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Une société spécialisée a procédé mercredi, sous le contrôle de la SPAQuE, à l'abattage de la cheminée industrielle de l'ancien charbonnage N°1 Ferrand à Elouges

 

DOUR La cheminée, en briques, mesurait 28 mètres de haut. Le site, où avaient été stockés illégalement, pendant de nombreuses années, plusieurs milliers de mètres cubes de détritus de toutes natures, est en phase de nettoyage et d'assainissement.

"Avant l'abattage de la cheminée, les anciens bureaux du charbonnage, le hall de stockage, un local à peinture ainsi qu'un ancien silo ont été déconstruits", précise la SPAQuE (Société publique d'aide à la qualité de l'environnement).

"Les déchets de déconstruction sont concassés et triés sur le site. Ils seront stockés en lots de 750 tonnes sur une zone étanche où seront également regroupés les déchets mixtes de l'ancienne décharge et devant faire l'objet d'analyses complémentaires. On estime la quantité de déchets mixtes encore présents à environ 9.000 tonnes."

Quelque 8.000 tonnes de déchets, essentiellement des plastiques, ont déjà été évacuées vers des centres de traitement agréés.

Une deuxième étape de travaux permettra l'envoi, en fonction des résultats d'analyse, des déchets mixtes vers les filières de valorisation ou de traitement les plus adéquates. Lorsque la SPAQuE aura nettoyé la surface du site, il sera procédé à l'investigation des sols pour organiser la future réhabilitation du site qui fera l'objet d'un réaménagement paysager.

 

© La Dernière Heure 2010

 


 

Dour : SPAQuE réhabilite le Site N°1 Ferrand

 

Conformément à l’arrêté de réhabilitation pris par le Gouvernement wallon, SPAQuE a entrepris l’évacuation de 10.000 m³ de déchets se trouvant sur le site Covadec (ancien charbonnage Ferrand) à Elouges sur la commune de Dour.

 

Le « Site N°1 Ferrand » présente une superficie totale de 18.5 hectares dont les deux tiers sont occupés par un terril. La zone « Covadec » occupe une surface comprise entre 3 et 4 hectares. Cette zone est partiellement construite, les bâtiments sont délabrés et le site est recouvert de nombreux déchets à l’intérieur des bâtiments comme à l’extérieur.

 

Le site « Covadec » constitue aujourd’hui une véritable décharge à ciel ouvert. Plus de 10.000 m³ de déchets y ont été abandonnés. Pour l’essentiel des plastiques, du bois, des cartons, des textiles, de la ferraille ou encore des déchets de construction.

 

Certains des bâtiments subsistants contiennent de l’amiante qui nécessitera des précautions particulières lors de leur déconstruction.

 

Le chantier, qui a débuté en ce mois de juin, consiste en la déconstruction sélective des bâtiments et l’évacuation des déchets abandonnés sur le site, de manière à permettre une caractérisation des sols où l’on suspecte que d’autres déchets ont pu être enfouis et qui feront l’objet d’une étape de réhabilitation ultérieure.

 

Les opérations de dérouleront de la manière suivante :

 

Etape 1 Mise en sécurité du site - partie « Covadec » (travaux actuels)

 

Etape 2 Etude de caractérisation approfondie de l’ensemble du site

 

Etape 3 Réhabilitation de l’ensemble du « Site N°1 Ferrand ».

 

 Le marché en cours concerne donc l’étape 1 qui comporte trois volets :

 

- Déconstruction sélective des bâtiments ;

 

- Evacuation des déchets récents ;

 

- Regroupement et analyse des déchets anciens.

 

La durée prévue de ce chantier est de 47 jours ouvrables. Son coût est de 991.553 euros HTVA.

 

Un peu d’histoire

 

De 1778 à 1969

 

L’étude historique réalisée par SPAQµE au sujet de l’ancien charbonnage Ferrand « Site N°1 », à Elouges, montre que l’exploitation minière y a débuté vers 1801. Le siège du puits N°1 Ferrand dépendait alors d’une société créée en 1778 : la Société de Longterne.

 

En 1848, six puits sont exploités à Elouges dont deux sur le site Ferrand. En 1856 est créée la Société du Longterne-Ferrand qui va exploiter la concession Belle-Vue. Deux ans plus tard, le site est relié au chemin de fer et, en 1861, une autorisation est délivrée pour l’exploitation de seize fours à coke.

 

Après avoir été électrifié entre 1923 et 1926, le charbonnage poursuivra ses activités, sous l’égide de la SA des Charbonnages Unis de l’Ouest de Mons, jusqu’en 1959, date de sa fermeture définitive.

 

En un siècle et demi d’existence, le « Site N°1 » connaîtra quatre coups de grisou qui provoqueront la mort de nombreux mineurs.

 

De 1966 à 2008

 

En 1966, une entreprise obtient un permis d’exploiter un chantier de récupération de métaux ferreux et non-ferreux sur le carreau de l’ancien charbonnage. Cette activité va se poursuivre jusqu’en 1998 émaillées de nombreuses plaintes du voisinage incommodé par les fumées dégagées lors de l’incinération des déchets plastiques contenant des métaux.

 

En 1998, la société Covadec introduit une demande de permis d’exploiter un centre de regroupement de matières plastiques sur le carreau de l’ancien charbonnage. Un permis est, finalement, accordé en 2001 mais il n’est pas respecté. En mars 2008, le Bourgmestre de Dour prend un arrêté de police ordonnant à Covadec la cessation de toute activité sur le site et l’obligeant à introduire un plan d’évacuation des déchets.

 

Deux mois plus tard, la sprl Covadec est déclarée en faillite par le tribunal de commerce de Mons. Un dossier judiciaire est ouvert qui aboutira à l’inculpation du propriétaire du terrain et à celle du propriétaire de Covadec pour infractions environnementales.

 

En juin 2009, le Gouvernement wallon prend un arrêté de réhabilitation du site « Covadec » à Elouges. Cet arrêté charge la société SPAQµE de cette réhabilitation.

 

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Charbonnages 11, 12 & 13, de la Compagnie des Charbonnages Belges

 

 

 

 

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La Compagnie des Charbonnages Belges

 

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Grands Bureaux

 

En 1920, cette Société dont le directeur-gérant est Mr. Georges Cotton compte 11 puits en activité :

 

Le Sac à Hornu, Saint-Antoine à Wasmes, Bonne-Espérance à Wasmes, Grisoeuil à Pâturages, Crachet-Picquery à Frameries, Grand-Trait à Frameries, Cour de l’Agrappe à Frameries, Crachet-Sainte-Placide à Frameries, Noirchain à Noirchain, Sainte-Caroline à La Bouverie, et Couteaux Sainte-Mathilde à La Bouverie.

 

Elle employait 5.781 ouvriers exploitant les 2.987 hectares de concessions pour une production de 685.300 Tonnes de charbon

 

Le Charbonnage de Crachet-Picquery à Frameries

 

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Vue satellite du site. En bleu, puits 11, 12 & 13; en rouge, les bâtiments miniers conservés.

 

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Maquette du charbonnage. Vue sur les installations du puits n°12.
 

 

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Maquette du charbonnage. Vue sur les installations du puits n°11.

 

Puits n°11

 

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Puits n°11, Saint Ferdinand, en activité.

 

Le puits fut foncé à la fin du XVIIIème siècle. Au 19ème siècle, le puits N°11 est équipé d'une machine d'extraction horizontale à 2 cylindres. Il sera approfondi et réalésé en 1950, avec un diamètre de 5m30, pour devenir un siège de concentration. De nombreux travaux de modernisation sont réalisés en surface, Le châssis de 64m, construit en 1947, par la Société Cockerill, en poutrelles treillis assemblées par rivets, équipé de 2 molettes superposées de 6,90 mètres de diamètre pour machine d'extraction à poulie Koëpe, s'ajoutent de nouveaux bâtiments, machines, ventilateurs et lavoir. Les cages en service pouvaient contenir jusqu'à 12 berlines de 800 litres chacune. 3 étages étés en service dans le puits, 430m, 976m et 1030m.

 

Le puits fut fermé le 16 juillet 1960. Le chevalement a été conservé par classement le 8 septembre 1989.

 

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Puits n°11 où Saint Ferdinand avant sa rénovation.

 

Le châssis à molettes reste le dernier vestige de la production charbonnière dans la région de Mons-Borinage.

 

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22/12/1990. Photos www.hfinster.de

 

Les installations d'extraction, chevalement, bâtiment d'extraction et bâtiment de la machines ont étés rénovés et intégrés dans le Pass.

 

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Dalle du puits 11.

 

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Passerelles de roulage et de desserte au puits.

 

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Chevalement avec ascenseur panoramique rajouté pour le Pass.

 

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Bâtiment de la machine d'extraction.

 

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Vestiges d'un bâtiment détruit, à proximité du bâtiment d'extraction.

 


 

Puits n°12
Le puits servait pour l'extraction et l'entrée d'air. Il dessert les étages 880m, 976 et 1015m. Les 2 cages pouvaient contenir 2 berlines. Le puits a été fermé 28 décembre 1960 et ses installations sont détruites.

 

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Emplacement actuel du puits n°12.

 

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Inscriptions sur la dalle du puits.

 


 

Puits n°13

 

Le puits servait au retour d'air, à l'épuisement de l'eau et comme puits de secours. Il était profond de 364 mètres. Voisin du puits n°12, il sera abandonné en même temps.

 

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Bâtiments du carreau conservés

 

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Ateliers
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Bureaux
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Magasins
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Lampisterie, vestiaires

 

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Clôture en brique
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Le silo du lavoir
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Éléments du lavoir.
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Terril.

 

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Mémorial aux mineurs morts.

 

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Pour de plus amples informations, http://www.pass.be

 

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Charbonnage de Ciply

 

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SOCIETE ANONYME DES CHARBONNAGES D'HYON CIPLY

 

Ciply

 

Historique

 

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La demande de concession a été formulée le 16 mai 1838 et la Société est constituée en 1839 sous l'appelation "Société Civile des Charbonnages de Ciply".

 

La concession représente 305 ha.

 

La Travaux de recherches sont entrepris à Ciply, mais, en 1832, d'importantes venues d'eau retardent les travaux.

 

Une nouvelle société arrive en 1873. Elle sera à l'origine du creusement des puits de Ciply. Divers aléas se succcederont pour porter à la création des Charbonnages d'Hyon-Ciply en 1902, avec la participation de la S.A du Midi de Mons.

 

Le Siège de Ciply s'arrêtera le 3 janvier 1928.

 

La Concession de Ciply est absorbée par la Société Anonyme John Cockerill en 1948.

 


 

Archéologie Industrielle

 

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Les installations ont étés progressivement délabrées jusqu'à tomber à l'état de ruines. Le châssis à molette en béton du puits n°1 à été abattu mais est resté sur le site depuis. Il a été déséquipé de ces molettes et de son guidage. On retrouve aujourd'hui le Châssis n°1 abattu, les massifs des machines d'extraction des 2 puits, les ruines du triage-lavoir, le terril et les ruines des vestiaires.

 

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Bâtiment en ruines à l'entrée

 

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Châssis couché depuis plusieurs décénnies

 

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"Charbonnage de Ciply, puits n°2"

 

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Vue sur le garde-fou au niveau du plancher des molettes

 

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Emplacement des molettes

 

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Base des bigues en dessous du plancher des molettes

 

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Le Châssis servait également sur sa partie supérieure pour lestockage de l'eau, comme beaucoup de chevalement en béton. Une tuyauterie d'alimentation est encore en place dans le faux-carré.

 

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Vue sur le réservoir

 

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Dalle du puits n°2 vue depuis l'emplacement de la machine d'extraction

 

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Plaque du puits n°2.

 

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Ruines du Lavoir

 

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Vestige d'une trémie.

 

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